De Emilie Génaédig
Avec Guillaume Gay, Tepa Teuru, Tuarii Tracqui
Mis en scène par François Bourcier

Une production de la Cie du Caméléon

Avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD à l’écriture et à la production

Les vendredi 15 et samedi 16 septembre à 19h30
Au petit théâtre de la Maison de la Culture de Papeete

Théâtre
A partir de 11 ans
1h35

Représentation scolaire le vendredi 8 septembre à 9h

LE SPECTACLE

1960. La France lance son programme d’essai nucléaire militaire dans le Sahara. Six ans plus tard, elle le poursuit en Polynésie sur les atolls de Moruroa et Fangataufa.

193 tirs, atmosphériques puis souterrains, ont été réalisés sur ce tout petit bout du monde. Il faudra attendre 1996 pour voir leur arrêt définitif.

Sous couvert de protéger la paix, la France s’est dotée d’une arme capable de détruire la Terre.

Le spectacle commence autour de la propagande de l’époque, en faveur du nucléaire et de ses bienfaits. Des éléments d’archives vidéo et audio, des extraits de discours des politiques de l’époque illustrent le rêve de progrès et de prospérité promis par la France.

La parole des témoins est ensuite relayée. Elle apporte un éclairage sur la réalité du nucléaire, les premières prises de conscience, les incidents, les mystères qui entourent certains évènements, les maladies, les vies brisées, les désastres sociaux et écologiques.

La pièce restitue les actes et non simplement les récits de souvenirs anciens. Le spectateur voit se dérouler sous ses yeux les temps forts qui ont marqué cette période et accède aux émotions et au monde intérieur des différents protagonistes.

« Seul l’art à le pouvoir de sortir la souffrance de l’abîme » Aharon Appelfeld 

« Ni rire, ni pleurer mais comprendre » Spinoza

RETOUR DES SPECTATEURS

« J’ai été ému comme rarement, et j’ai pleuré des larmes mêlées de rage, de douleur, et de bonheur de voir le fait nucléaire traité avec autant de talent, et de force. »

« Je suis encore très émue, c’est très bien écrit et mis en scène, le ton est juste et les faits vrais. Très bien joué par les trois acteurs, et merci Tuarii et Tepa, c’est important que des jeunes polynésiens soient présents dans cette pièce. Merci à toute l’équipe de restituer une page de notre histoire si proche et pourtant déjà oubliée, inconnue de jeunes. Puisse ce partage sincère diffuser encore et encore avec coeur une vérité historique afin que l’on se concentre sur les conséquences à venir comme les conséquences génétiques et environnementales et les protections possibles. Puisse ce témoignage perdurer dans le temps et être diffusé dans les écoles. »

« Une pièce jouée d’une façon sobre et admirable par trois acteurs dont deux jeunes polynésiens… C’est la première fois que ce thème est mis en scène pour une pièce de théâtre. Une pièce qui ne cherche pas la polémique mais qui veut simplement aider à se poser les vraies questions… « Pourquoi ? », les nombreux « pourquoi ? ». C’est clairement le but des auteurs et metteurs en scène qui ont mis en exergue cette phrase du philosophe Spinoza : « Ni rire, ni pleurer mais comprendre. »
 Une heure et demie « non stop » sans longueur, d’une grande sobriété dans les textes, dans les gestes et attitudes des acteurs, dans les éléments d’archives vidéo et audio qui accompagnent et illustrent le spectacle. La représentation terminée, quelques soient nos convictions, nos prises de position… on n‘est plus le même… quelque chose a changé au fond de notre âme. Se mêlent colère, révolte, culpabilité, honte, peur, angoisse… Puis avec le temps, nous prenons petit à petit conscience que les contradictions ne sont pas seulement dans les débats des uns et des autres… mais qu’elles sont d’abord au fond de nous-mêmes. »

« Le récit est poignant et les acteurs sont convaincants. La pièce est très instructive et raconte sans concession une partie difficile de notre histoire. A voir absolument. »

« Une pièce qui nous interpelle, sonde notre âme, nous émeut au plus profond de notre être. Félicitations aux comédiens, au metteur en scène, au dramaturge pour cette piqûre de rappel nécessaire aux générations futures. »

« Je ne voulais pas y aller de peur d’être déçu. Le récit est poignant et les acteurs sont convaincants. La pièce est très instructive et raconte sans concession une partie difficile de notre histoire. « Les Champignons de Paris » : à voir absolument. » (Heremoana MAAMAATUAIAHUTAPU, Ministre de la Culture en Polynésie française)

ACHETER SES BILLETS

Représentations tout public :
ADULTES : 4 000 F
MOINS DE 18 ANS / ETUDIANTS : 3 000 F
MOINS DE 12 ANS : 2500 F

Pass famille (2 adultes + 2 enfants) à 10 000 F valable uniquement le 14 avril

Représentations scolaires :
TARIF UNIQUE : 1 500 F

CÔTE EST : Carrefour Arue
CÔTE OUEST : Carrefour Punaauia, Carrefour Faa’a
CENTRE VILLE : Radio 1 à Fare Ute

Sur internet à ticket-pacific.pf et www.radio1.pf en rubrique « Billetterie »
 ou billetterie sur place le jour-même, ouverte une heure avant le début de la séance.

SERVICE DE GARDERIE

La garderie est située dans une salle de la Maison de la Culture, à côté du théâtre.
Elle est assurée par des professionnelles de la petite enfance, pour tous les enfants à partir de 1 an.
Le tarif est de 1 000 F par enfant, à régler sur place.
Les réservations se font à l’adresse suivante : cameleon@mail.pf

L’EQUIPE ARTISTIQUE

Emilie Génaédig, auteur

Après sa formation à l’Atelier Théâtre Frédéric Jacquot de 2008 à 2011, Emilie commence sa carrière proféssionnelle en tant que conmédienne et joue dans plusieurs pièces de théâtre.
Elle est assistante à la mise en scène pour François Bourcier depuis 2013, dans « La Maréchale et le Libertin » de Alain Guyard, « La Belle-Mère Saison 2 » avec Isabelle Parsy, « Au bout du Rouleau » avec Didier Landucci et Gérard Dubouche, et dans les prochaines créations : avec Isabelle Parsy sur l’humour au féminin, et « Gilles et la nuit » avec William Mesguich.

Elle écrit sa première pièce dans le cadre du centenaire de la Première Guerre Mondiale, « Stenay 1914 », joué au Festival d’Avignon 2014.

François Bourcier, metteur en scène

Après sa formation à l’École de la Rue Blanche, François Bourcier poursuit ses  études au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, dans les classes d’Antoine Vitez, de Jean-Pierre Miquel et Jacques Serres.

Il enseigne aussi l’art dramatique à l’Université d’Ivry en ADS et aux Ateliers du Sudden chez Raymond Acquaviva.

Metteur en scène de Sylvie Joly, il signe plus d’une trentaine de mises en scène de théâtre. « L’avare » au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis, « Libres pensées de San Antonio au Théâtre Marigny chez Robert Hossein, en passant par « Le malade imaginaire » avec Jean-Claude Dreyfus, « La belle et la bête » au Centre Dramatique National de Lille… Et plus récemment, « Le secret du temps plié » de et avec Gauthier Fourcade, « Sacco et Vanzetti » d’Alain Guyard avec Jacques Dau et Jean-Marc Catella, « Le mur de l’équilibre » avec Pascal Rousseau, « Partisans »…

Récompensé à plusieurs reprises, il a obtenu le Prix Théâtre des Rencontres Internationales Georges Brassens en 1989, une nomination aux Molières en 1994 et en 1996 pour le spectacle de Sylvie Joly, Meilleur Spectacle Comique, et il obtient le Molière des Étudiants 2006 pour son interprétation de « Lettres de délation ».

En tant qu’acteur, à la Comédie-Française, il est à l’affiche de « Sertorius » et du « Voyage de Monsieur Perrichon ». Il joue auprès de Jean-Marc Barr dans « Technique pour un coup d’état » chez Daniel Mesguich, qui l’engage ensuite dans « Hamlet ».

« Hamlet » qu’il retrouvera à Chaillot avec Antoine Vitez.

Il fait deux seul-en- scène très remarqués dans « Lettres de délation » et « Résister c’est exister ». On le retrouve dans ces dernières créations : « Race[s] », « La maréchale et le libertin » ou encore « La fleur au fusil ».

On a pu aussi l’apercevoir sur le petit écran dans des séries télé comme « Un homme en colère » avec Richard Bohringer, « Cas de divorce » ou « Karine et Harry » et bien d’autres…

Guillaume Gay, comédien

Guillaume Gay est comédien, producteur et directeur de la Cie du Caméléon. Il a suivi une formation au Théâtre Universitaire de Nancy sous la direction de Denis Milos, à la ligue d’improvisation de Toulouse et au Samovar sous la direction de Tom Roos. Il crée la Cie du Caméléon en 2003 et monte « Cuisines et dépendances » d’Agnes Jaoui et Jean-Pierre Bacri, « Cravate Club » de Fabrice Roger Lacan, « Sushis variés » de Cécile Reyboz, « L’hiver sous la table »  de Roland Topor et « Family Dream » (Création visuelle collective ». Il est également enseignant dethéâtre et formateur en entreprise.

Tepa Teuru, comédien

Tepa Teuru est scénariste, réalisateur et comédien. Avec Rainui Teriirere, ils créent le duo humoristique « Hiro’s », diffusé sur TNTV. Leur court métrage « Nos vies sont belles » reçoit le prix du meilleur scénario au Vini Film Festival on TNTV 2013.

Tuarii Tracqui, comédien

Tuarii Tracqui, danseur de Ori Tahiti depuis 2007, a été élu meilleur danseur au Hura Tapairu 2011 puis au heiva 2012.
Diplômé du conservatoire artistique de Polynésie française en danse traditionnelle tahitienne en 2014, Tuarii enseigne la danse traditonnelle en indépendant et au sein du centre de formation Hei Tahiti.
En tant que comédien, il tourne dans plusieurs documentaires puis dans le court métrage « Au large d’une vie » ainsi que dans la série télé « Label Hina ».

ARTICLES CONNEXES