Texte et mise en scène
Jean-Philippe Daguerre

Interprétation
Charles Lelaure
Anne Plantey
Alexandre Bonstein
Charlotte Matzneff
Jean-Philippe Daguerre

Avec le soutien de
La Pacifique des Jeux
Fenua Ma

ADIEU MONSIEUR HAFFMANN
Du 31 août au 7 septembre

Au grand théâtre de la Maison de la Culture
Théâtre
A partir de 10 ans, 1h30

4 MOLIÈRES 2018 :
. Meilleur spectacle du Théâtre Privé
. Meilleur comédien dans un second rôle
. Révélation féminine
. Meilleur auteur francophone vivant
Prix Théâtre 2017 de la Fondation Barrière

Le samedi 31 août à 19h30
Le vendredi 6 septembre à 19h30
Le samedi 7 septembre à 19h30

Séances scolaires le jeudi 5 septembre à 13h

SI VOUS AVEZ MANQUE LE DEBUT

Paris – Mai 1942 : Le port de l’étoile jaune pour les Juifs est décrété. Au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé Pierre Vigneau de prendre la direction de sa boutique : “…J’aimerais que vous viviez ici avec votre épouse pendant les mois qui vont suivre en attendant que la situation redevienne normale… la bijouterie Haffmann et Fils deviendrait la bijouterie Vigneau… “ 

Sachant que Pierre doit également prendre le risque d’héberger clandestinement son “ancien” patron dans les murs de la boutique, il finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : “Isabelle et moi voulons à tout prix avoir un enfant… après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens… je suis stérile… Monsieur Haffmann… J’aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu’elle tombe enceinte …” 

LA PRESSE

« Quel bonheur de voir une pièce d’une aussi grande qualité qui, scène après scène, installe une tension et une émotion incroyablement palpables. Une de ces pièces qui trouvent place dans votre mémoire pour n’en plus sortir…» FROGGY’S DELIGHT

« Bien écrit, bien monté, bien joué, ce spectacle est un bijou ! » L’OBS

« Jean-Philippe Daguerre propose une pièce originale, bien composée, bien mise en scène et fort bien jouée. Une plongée magistrale dans la dure réalité de cette période noire de la France de Vichy. » LE FIGARO

« Remarquable à tous points de vue. »LE PARISIEN

NOTES D'AUTEUR

Je ne sais pas vraiment d’où m’est venu l’idée de cette pièce :
Sans doute de mes premiers souvenirs d’enfance avec “Bon Papa Alban” qui me promenait pendant des heures dans le cimetière de Montauban. On s’arrêtait devant chaque tombe, il me racontait la vie des morts… et j’adorais ça.
Sans doute de ce « voyage scolaire » à Auschwitz qui m’a éloigné de l’enfance tout en me rapprochant de l’horreur dont sont capables les Hommes.
Sans doute de tous ces amis touchés par la stérilité et qui cherchent par tous les moyens à avoir un bébé.
Sans doute pour chercher à écrire une pièce qui parle d’amour, de courage et de peur… et qui puisse (m’) aider à mieux comprendre le désordre des Hommes. 

NOTES DE MISE EN SCENE

L’écriture d’« Adieu Monsieur Haffmann » par sa construction dramaturgique et rythmique peut faire penser à un scénario de film. 

Autant j’adore le cinéma autant je n’aime pas le jeu “naturel” du cinéma au Théâtre. Je m’attacherai dans ma direction de jeu à proposer un point de vue rythmique guidée par cette conviction intime qui influence toutes mes mises en scènes du répertoire classique et contemporain :
« Les temps du Théâtre ne sont pas les temps de la vie ». 

On ne respire pas au Théâtre comme dans la vie, on ne parle et on ne bouge pas au Théâtre comme dans la vie.
Je pense, en effet, que le Théâtre a pour devoir de proposer un langage de jeu « extra-ordinaire »… que ce soit au niveau de l’engagement physique et émotionnel ou de la valeur du son, des silences et du rythme … vigilance encore plus accrue quand on s’attaque à une écriture contemporaine qu’on peut vite tirer vers un côté “conversation” que je déteste. 

Par ailleurs, je me retrouve tout à fait dans ce gentil reproche adressé par Anouilh à Jean-Louis Barrault qui jouait dans une de ses pièces : “Ce n’est pas vous mais le public qui doit pleurer”.
Donc pas de complaisance émotionnelle et narcissique, pas de quatrième mur, pas de gestes qui ne servent à rien, pas d’onomatopées gratuites qui précèdent ou concluent les répliques. Je veux une parole forte et vive qui circule à travers des comédiens puissants et généreux qui transpirent le plaisir de transmettre cette histoire jusqu’au fond de la salle. 

Même principe pour les costumes et la scénographie que j’imagine sobres et efficaces. Je n’aime pas les décors et costumes trop illustratifs qui étouffent les comédiens. Je ne veux que des éléments essentiels sur scène permettant aux spectateurs d’imaginer en deux temps trois mouvements qui sont les personnages et où ils se trouvent : une table, trois chaises et la radio dans la cuisine ; le bureau, deux chaises, un lit simple et le tableau de « La Femme assise » dans la cave… avec un fauteuil de cinéma on est au Cinéma, avec une plaque de bois on est dans une salle de claquettes. L’élégante sobriété du décor et des costumes impliquant évidemment une création lumière et sonore très fine. Il me reste enfin à trouver le moyen de mettre clairement en scène cette longue et dernière scène finale autour de la table… parmi les nombreuses idées qui me viennent en tête cela pourrait d’ailleurs être la plus cinématographique qui pourrait avoir mes faveurs. 

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