ZOOM SUR

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ZOOM sur l’équipe artistique de La Main de Leila

Le point de départ de cette co-écriture est une envie commune de raconter ensemble une histoire. Une histoire qui nous ressemble, inspirée de nos contes orientaux au destin tragique, mais où cette joie de vivre dans le pire comme dans le pire prendrait tout son éclat. Une histoire où l’humour serait un bouclier à l’Histoire. Car comme le dit Fellag : « Chez nous, en Algérie, une fois qu’on a touché le fond, on creuse encore ! ».

Aïda Asgharzadeh et kamel Isker

POCKEMON CREW ou la réussite d’un collectif

# De la rue à la scène, il n'y a qu'un break

C'est en 1999 que Riyad Fghani, l'actuel directeur artistique de la compagnie, fédère des breakdancers lyonnais. Ils sont passionnés, talentueux et s'entrainent régulièrement sur le parvis de l'Opéra de Lyon. Jusqu'en 2003 où un cap est franchi : ils sont invités à répéter à l'intérieur, dans la cours des "grands". Assidus, ils restent en résidence pendant 10 ans et se professionnalisent. Les chorégraphies de Riyad Fghani s'affinent, les performances sur-mesure s'enchainent, à l'image de l'inauguration du nouveau Stade des Lumières de l'Olympique Lyonnais ou du show présenté à la finale du Super Bowl 2012. En parallèle, les compétitions se succèdent. Pas moins d'une trentaine en 12 ans, au point que la compagnie est aujourd'hui la plus titrée au monde dans le circuit très fermé des battles. Champion de France en 2003 et 2008, champion d'Europe en 2004 et champion du monde à deux reprises en 2003 et 2006, le collectif se fait remarquer par ses prouesses techniques et pour sa sensibilité chorégraphique.

RENCONTRE AVEC ZABOU BREITMAN

Le terme de « logique imperturbable du fou », provient d’une phrase dans le roman de Lydie Salvayre, que j’ai adapté au théâtre La Compagnie des Spectres. Longtemps ces mots m’ont interpellée. Et puis l’esprit se focalise, s’inspire, la question devient obsession, et l’obsession, spectacle. Je veux explorer dans les franges de ce qu’on appelle « folie », les endroits qui frottent avec l’absurde, la poésie, la déraison. Ce spectacle sera un collage, et, comme je l’ai fait dans des Gens d’après Raymond Depardon, un montage inspiré du documentaire en grande partie, mais mixé, mélangé, fondu dans le « grand texte » de Shakespeare, à Tchekhov, Racine, Kafka, Lewis Carroll, Gogol et d’autres. L’idée n’est pas tant un patchwork qu’un assemblage si tenu qu’on n’en saurait distinguer les provenances, tout en y reconnaissant furtivement certains accents. Il y aura du texte, mais le « fou » que nous sommes, a un corps, ses arythmies, ses pertes d’équilibre qui seront l’objet d’un travail physique très présent. Des duos, des trios chorégraphiés. Je m’inspire également du travail du plasticien Liu Bolin, dont le corps caméléon, disparaît sur les murs, la nature les rayonnages de supermarché. Les acteurs sont très jeunes, et portent en eux, malgré eux, ce presque regret de quitter une enfance ou les folies sont apparentées au jeune âge. Ils apprennent à marcher comme des adultes raisonnables. Ils s’essaient, balbutient encore, avec l’énergie de l’immortalité.

Zabou Breitman

ZOOM SUR LE FESTIVAL D’AVIGNON

La culture a son laboratoire : le Festival d’Avignon. Tous les ans, la beauté, la pensée et les questions qui interpellent la responsabilité de chacun s’y donnent rendez-vous. Jean Vilar l’avait pressenti : Avignon pouvait être un pont — un autre — entre la culture et le citoyen. Au vu de ce qu’est devenu le Festival, il a eu raison d’y croire. Deux raisons d’être font la force et l’unité du Festival d’Avignon : les artistes et le public. Festival représentatif des diversités sociales de la société française, son rayonnement international en juillet croise des actions artistiques et culturelles menées tout au long de l’année. Par la création et la diffusion de spectacles à destination de publics éloignés des lieux de représentation, par des ateliers pour les élèves, les enseignants, par l’ouverture de La FabricA aux habitants du quartier, aux familles lors de répétitions, de conférences ou de moments forts, le Festival d’Avignon accompagne chaque citoyen et fait ainsi société, confirmant sa vocation d’établissement culturel en interaction avec les acteurs, les structures et associations du territoire. Acteur majeur d’un écosystème moteur pour la ville, l’agglomération, le département, la région, le Festival allie création artistique, éducation, partage culturel, économie et tourisme.

ZOOM SUR LA COMPAGNIE FRIVOL’

La Compagnie Théâtrale Frivol’, créée en 2014 par deux passionnés de théâtre, s’est donnée pour but de développer le théâtre dans la région PACA. Elle met en scène depuis deux ans quelques beaux spectacles : La visite de Victor Haim, L’homme semence de Violette Haillault en co-production et Le Malentendu d’Albert Camus. Dialogue d’un Chien avec son Maître sur la Nécessité de mordre ses Amis, en projet : Les Précieuses Ridicules en Thalassothérapie (ad. de Molière) et en co-production : Le Journal d’une Folle (ad. de Nicolas Gogol). Elle s’est associé au metteur en scène Cyril Cotinaut aqui lui a apporté sa direction artistique notamment sur Le Malentendu.

ZOOM SUR Solenn DENIS & Erwan DAOUPHARS du Collectif DENISYAK

Né en 2010 de la rencontre du comédien et metteur en scène Erwan DAOUPHARS avec l’autrice et comédienne Solenn DENIS, le COLLECTIF DENISYAK est cette hydre à deux têtes qui s’accoquine, de création en création, avec différents artistes qui se mettent en action autour de l’écriture de Solenn et de ses pièces de théâtre à peine nées. Ensemble, allier forces et compétences, multiplier les visions et envies, et ainsi faire des créations en mille-feuilles où chacun peut penser/vivre/ressentir/expérimenter le texte afin d’ouvrir un tas de possibles à éprouver au plateau, jusqu’à trouver les lignes de force à donner à l’architecture de cette création. Puis, faire grandir ce brasier ardent et finir d’enterrer la figure du metteur en scène comme être unique et divin possédant « la » vision et de son équipe artistique à sa disposition.

ZOOM SUR LES MUSICIENS DES JAZZNIMAUX

Après six albums, une quinzaine de concerts et des tubes tels que « La Baleine à bosse » et « Les Moustiques », on ne présente plus Les Comptineurs de Tahiti. Christine VINOLO et Jérôme DESCAMPS, accompagnés par leurs amis musiciens, Inga PAN au violon, Abel DUMONT à la contrebasse et Jérôme FERLAT à la guitare, explorent l’univers du jazz et partent à la découverte des animaux de la savane.
On y fait la connaissance d'un rhinocéros complexé par son unique corne, d'une chouette attirée par un hibou grand-duc, ou bien d'un tigre qui souhaite quitter la nature pour trouver un peu de pollution.

ZOOM sur Emmanuel Noblet, sa mise en scène et son équipe

"Je cherchais depuis longtemps un texte qui rencontre mon point de vue d’acteur, et dès la lecture de ce roman, ce fût une évidence qu’il me fallait amener cette histoire sur un plateau et la raconter seul en scène : prendre une chaise et venir s’asseoir face au public. (...) Cette histoire est faite pour le théâtre, elle doit se raconter rapidement, sans temps mort, sans appuyer les émotions convoquées à chaque page, c’est un récit puissant, un matériau humain qui bouillonne, un rythme, un souffle, un suspense, c’est une énergie vitale captivante."

ZOOM SUR THOMAS LE DOUAREC

Metteur en scène prolixe, comédien et scénariste, Thomas Le Douarec est aussi à l’aise dans les tragédies que dans les comédies ou les spectacles visuels et musicaux. Fasciné depuis des années par le roman d'Oscar Wilde, il explore l’œuvre du génie anglais pour la cinquième fois et en fait pour l'occasion une véritable pièce de théâtre !

ZOOM SUR OSCAR WILDE

Fils d'un chirurgien réputé et d'une femme de lettres engagée dans la littérature irlandaise, Oscar Wilde fait de brillantes études à l'université d'Oxford. Encouragé par John Ruskin, porte parole du mouvement "esthète" prônant la recherche du "beau", Oscar Wilde adhère à son tour à ce courant artistique. Il développe alors sa théorie de l'esthétisme et part aux Etats-Unis où il prendra part au féminisme. A Londres, où il s'installe plus tard, il choque la société mondaine par ses extravagances, son cynisme et ses pièces de théâtre souvent interdites. En 1891 il publie Le Portrait de Dorian Gray qui lui assurera tout son succès. Il rencontre Lord Alfred Douglas avec lequel il mènera une vie débridée en public. Enterré au Père-Lachaise, Oscar Wilde reste une figure majeure le la littérature. Admiration ou indignation, il ne laisse personne insensible.